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Glen Bulot

Glen Bulot
OCLM project manager

University of Southern Brittany - Tohannic Campus
Yves Coppens Building
C047 office

glen.bulot@univ-ubs.fr

 

Skills

Littoral hydro-morphodynamics
Professional UAV pilot

Project management
Collecte/traitement données terrain

Scientific communication
Photograph

Gestion site OCLM et réseaux sociaux
Citizen participatory sciences

Presentation

As a LGO UBS engineer, Glen Bulot is a project manager for the Citizen Observatory of the Morbihan Coast (OCLM). With great motivation, he manages data acquisition and processing, ensures relations with various associations and trains citizens in participatory sciences where he brings all his expertise to meet the demands of citizens, professionals and territorial institutions. Moreover, as a coastal project manager, he actively participates in various research projects on the dynamics and management of coastal systems on a national and international scale. He masters the hydrodynamic measurement tools (current-wave meters, wave-gauges, etc.), topography (DGPS, Tacheometer) and sedimentary (sampling, particle size analysis) necessary for the operation of LGO projects. He is also a professional UAV pilot and actively develops tools and processing methods for photogrammetry.

Interview : ingénieur, chargé de mission littoral

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai commencé par une licence en environnement au cours de laquelle je me suis petit à petit orienté vers les géosciences et le littoral. J’ai enchainé sur un master en Ingénierie et Gestion des Ressources Côtières, enseigné par le LGO. En master 1 mon stage portait sur une étude hydro-morpho-sédimentaire du site de Guidel plage (Plage de la falaise, du pouldu, la flèche, les bancs de sable associés et l’embouchure de la rivière de la Laïta). Depuis 1954 jusqu’à des mesures actuelles in-situ, j’ai étudié l’évolution de ce site sur plusieurs échelles temporelles. En master 2, j'ai effectué un stage d'accompagnement en étude d'impact au port de la Trinité-sur-mer pour la compagnie des ports du Morbihan.

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Pourquoi avoir choisi un métier et des études en lien avec la mer ?

Tout simplement parce que j’habite au bord de la mer, plus précisément sur une île. Je suis donc concerné par l’ensemble des problématiques liées à cet environnement. Dans mes études, la mer est venue d’elle-même s’immiscer dans mon parcours et j’ai rapidement accroché.

Vous observez régulièrement les plages du Morbihan et leurs évolutions : faut-il être inquiet face à l’érosion côtière et la montée du niveau marin ?

Dans certains secteurs du Morbihan et bien sûr au-delà, effectivement, l’érosion et/ou la montée du niveau marin sera(ont), à terme, un problème pour beaucoup de personnes. Cependant je ne pense pas être « inquiet ». Il faut dès à présent anticiper ces évolutions et réfléchir aux actions et comportements à adopter d’ici là. Mon inquiétude est plutôt dirigée vers la prise en compte de ces situations par les pouvoirs publics et la population. Il est important de ne pas minimiser les impacts futurs.

En tant qu’ingénieur, quel est votre rôle dans les projets de recherche du laboratoire ? Quelle expertise apportez-vous ?

Je viens en soutien aux membres du laboratoire sur les différents projets littoraux sur lesquels ils travaillent. Je suis télépilote de drone, donc régulièrement amené à préparer des missions de relevés puis à traiter les images pour la réalisation d’orthophotographie, par exemple. Dans le cadre des projets de recherche, je réalise aussi des mesures hydrographiques, topographiques, sédimentaires, … Je participe également aux concertations et réflexions sur les sujets abordés par les membres du laboratoire (thèses, articles, expositions, stages, …).

Orthophotographie de la plage de Guidel, de 2017 à 2019.

Enfin, je suis en charge d’animer et gérer l’OCLM (Observatoire Citoyen du Littoral Morbihannais) que nous portons. Dans ce cadre, je suis amené à rencontrer les acteurs du littoral (politiques, gestionnaires, professionnels, associations …) pour leur apporter nos expertises et conseils.

Le laboratoire préconise des solutions « douces » face à l’érosion côtière. Pouvez-vous expliquer ce choix ?

Ce choix est assez simple. Depuis quelques années nous nous sommes rendu compte de l’efficacité des solutions douces. Elles sont probablement plus efficaces que les solutions « dures » car elles ne présentent que très rarement les effets néfastes apportés par les ouvrages lourds. Par ailleurs, elles sont plus écologiques car souvent constituées de bois et le coût (surtout pour de petites communes) est incomparable aux budgets colossaux nécessaires à la construction et l’entretien d’ouvrages en dur.

Dépôt d'algues brunes et rouges à Gâvres dans des "AlgoBox", procédé d'éco-ingénierie développé par le laboratoire. La dégradation des algues permet d'enrichir le milieu en matière organique, le rendant propice à la colonisation de plantes fixatrices qui, à leur tour, favorisent le captage éolien.

Vous êtes chargé de mission pour l’OCLM depuis plusieurs années, quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

Un bilan très positif. Le système que nous avons mis en place fonctionne et commence à s’étendre. De nouveaux sites nous rejoignent chaque année. Le partage des connaissances avec les citoyens est très intéressant, dans les deux sens. Cela nous a permis d’adapter notre « jargon » au public et donc de rendre accessible la compréhension des sites sur lesquels nous sommes implantés.

Les sciences participatives ont de beaux jours devant elles !

Comment envisagez-vous votre évolution professionnelle ? Des projets en cours ?

Je souhaite poursuivre les missions dans lesquelles je suis impliqué. Notamment pour l’OCLM avec lequel plusieurs nouveaux projets sont en cours. Il y a aussi le projet interreg TIGER, le projet GOF-Boulders au Maroc, des ouvrages et articles en préparation … Mais aussi, le suivi du littoral morbihannais par drone. Cette forte implication dans l’équipe du laboratoire, la pluralité des projets, le terrain omniprésent, le drone, l’autonomie et les sujets abordés me plaisent beaucoup.

Thalassa Report - "Morbihan : Un archipel en Bretagne"
April 10th 2019

Time : 00:02:18
Director : Thalassa
© Thalassa
Year : 2019
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